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LA GYMNASTIQUE SPORTIVE
selon Roland CARRASCO

A - HISTORIQUE
La gymnastique prend ses sources dans l’antiquité où nous trouvons la trace de 2 agrès : le sol et le cheval. Bien que similaire à celle que nous connaissons aujourd’hui, elle se faisait dans un esprit tout à fait différent :
- gymnastique au sol = danses sacrées (antiquité) à acrobaties (saltimbanques jusqu’au moyen âge),
- cheval de bois = raisons guerrières à voltige à cheval (apprentissage de l’équitation).
Au 19ème siècle, en Allemagne, JAHN fonde le premier gymnase en plein air, où l’on peut pratiquer un ensemble d’activités physiques, essentiellement dans un but de musculation. On voit alors l’apparition des agrès (barres parallèles, barre fixe, cheval d’arçons, anneaux). L’essor de la gymnastique à la fin du 19ème siècle, avec la création des Fédérations Nationales, n’est pas dû à des raisons "techniques", mais la gymnastique est, avant tout, un système conçu pour améliorer les qualités physiques et morales des individus. Ceci explique, à cette époque, un certain engagement politique des pratiquants.
Il faudra attendre 1903 pour que la gymnastique prenne une tendance "sportive", marquée par l'affrontement d'équipes nationales, limité aux pays européens puis étendu aux U.S.A. Ce n'est qu'en 1952 que les compétitions prirent enfin une dimension mondiale.
Presque exclusivement masculine avant 1914, la gymnastique s'enrichit de l'élément féminin après la Première Guerre Mondiale, sous l'impulsion des mouvements féministes.
La Seconde Guerre Mondiale va marquer la fin d'une époque et orienter définitivement la gymnastique vers le sport. On assiste alors, en France, à la création d'une fédération unique, avec un souci permanent de la formation des cadres.
Sous l'impulsion de la Direction Technique Nationale, les équipes de France vont, peu à peu, remonter dans l'élite mondiale, avec comme déclic, la médaille de bronze pour Henri BOERIO aux J.O. de Montréal en 1976.
         
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